Chapter Text
Quand elle avait su qu’elle n’aurait pas à épouser Joffrey Baratheon, Sansa Stark avait cru qu’elle allait mourir de joie.
Elle était toujours la prisonnière des Lannister, elle n’avait aucun moyen de quitter le Donjon rouge ou Port-Réal et elle savait bien que le roi continuerait à la tourmenter dès qu’il le pourrait, mais elle ne serait pas forcée de dire oui à un mariage qui lui faisait horreur, elle ne serait pas obligée de partager son lit.
Elle n’était pas libre mais sa cage ne s’était pas encore une fois rétrécie pour devenir plus petite qu’elle ne l’était déjà.
Apprendre plus tard qu’elle allait devoir épouser un autre membre de la famille Lannister, qu’elle allait devoir rejoindre la famille des lions, la famille de ceux qui avaient tué son père, étaient en guerre contre son frère et l’avaient séparée des siens, fit disparaître son sourire en seulement quelques secondes.
Elle ne voulait plus se marier avec qui ce soit, elle ne voulait plus avoir le cœur brisé, voir sa confiance et ses espoirs être bafoués, devoir dire oui à quelqu’un dont elle ne voulait pas.
Qu’il s’agisse de Lancel Lannister n’arrangeait pas vraiment les choses, il n’était pas Joffrey, évidemment, il ne lui faisait pas peur, et il ne lui avait pas fait de mal, mais il était l’un des leurs.
Alors que le jour de son mariage approchait, elle ne put s’empêcher d’avoir peur un peu plus chaque jour et ce même si Lancel était gentil avec elle, qu’il tentait de l’éloigner du roi, qu’il essayait de la faire sourire mais c’était ce que Joffrey avait fait au début lui aussi et ça n’avait pas duré bien longtemps.
Combien de temps avant qu’il ne finisse par révéler son vrai visage ?
Pourtant, ce n’était pas arrivé, il était resté le même et peu à peu, elle avait commencé à lui faire confiance.
Face à ce coucher de soleil magnifique, elle avait envie d’avoir de l’espoir, de croire qu’un jour, les choses s’arrangeraient.
Elle ne parviendrait pas à être heureuse avec lui, pas dans ces conditions, pas tant que la guerre n’était pas finie, pas tant qu’elle était encore prisonnière, loin de ses proches.
Mais il pouvait rendre son existence plus supportable.
