Chapter Text
Chapitre 7 : Le berceau de tous les espoirs
La nuit tombe sur le quartier de Tundraville, rafraichissant davantage l’air qui était déjà glacial. La camionnette blindée du gang continue d’avancer dans les rues désertes, silencieuses et givrées du quartier. La lune n’est pas visible en raison de la neige tombante et la luminosité des réverbères est timide avec cette météo, faisant des phares du véhicule la seule source de lumière pouvant guider le groupe dans le frimas qui rend les rues méconnaissables. Le petit camion blindé roule et roule, tourant par moment jusqu’à atteindre une toute petite place reculée qui ressemble à un parking… Enfin… Peut-être… C’est difficile à dire en raison de la neige qui recouvre les marquages au sol. La petite cour du parking est délimitée par divers bâtiments qui font face à un autres bâtiment dont la façade beige est parsemée de plusieurs portes de garages blanches, un peu comme des box de stockage.
Roxy freine d’un coup sec, ce qui fait crisser la neiger sous les pneus. Les portes arrières du véhicule s’ouvrent, dévoilant Arthur qui saute du coffre d’un petit bond, ses pattes s’encrant dans la neige. Dawn s’approche à son tour du bord, Quenotte lui tend sa patte pour l’aider à descendre, un geste galant qu’elle ne semble pas refuser cette fois-ci.
-Arthur Revenge/Quenotte Plaisantant : «Tu tiens bien le coup pour une première fois.»
Dawn retire brusquement sa patte.
-Dawn Bellwether : «Tu parles ! On a failli y passer plusieurs fois. Et je ne mentionne même pas ce que tu as fait faire à Corbac.»
Tout à coup, un grand « boom » se fait entendre, attirant l’attention du duo. C’était El Rino qui venait de se laisser tomber du toit de la camionnette. Kroks descend également, imité ensuite par Roxy et Corbac. Sans prévenir, le reptile et le Rhinocéros géant déchirent leurs costumes respectifs, révélant leurs corps nus de manière un peu trop directe et brutale.
-Kroks : «ENFIN LIBERES DE CES HORRIBLES COSTUMES ! ON ETOUFAIT DE CHAUD, LA-D’DANS !»
-Dawn Bellwether Se couvre immédiatement les yeux, surprise et gênée : «HAAAAAAAAAAAAAAAA !»
La brebis se retourne dans la direction opposée à Kroks et El Rino. Cependant, les deux gros bras sont vite rattrapés par la dure réalité qu’ils semblaient avoir oublié : à Tundraville, il fait froid. En effet, une seconde après, le froid les pique d’un coup comme une guêpe. Le crocodile et le mastodonte se mettent alors à paniquer et à courir dans tous les sens en hurlant, essayant de trouver un moyen de se réchauffer rapidement. Arthur, Roxy et Corbac regardent ce spectacle avec apathie, habitués au niveau de bêtise de ces deux-là. Tout à coup, la porte d’un des box s’ouvre.
-Arthur Revenge/Quenotte Indiquant l’entrée du doigt : «ALLEZ A L’INTERIEUR ! VITE ! ET ALLEZ METTRE UNE TENUE DESCENTE !»
Kroks et El Rino obéissent et courent vers l’intérieur obscur du garage. Dawn peut enfin rouvrir les yeux. Quenotte soupire d’agacement.
-Arthur Revenge/Quenotte Doux : «Désolé… pour… ce à quoi tu viens d’assister.»
-Dawn Bellwether : «Wow ! C’était… bizarre.»
Le lièvre soupire encore et croise les bras.
-Arthur Revenge/Quenotte : «Ces deux-là trouvent toujours le moyen de m’étonner… mais pas dans le bon sens du terme.»
Bellwether observe les alentours avec un regard calme mais critique, le paysage gelé donnant un air sérieux de désolation et un sentiment de vide.
-Dawn Bellwether Pas impressionnée du tout : «Donc c’est ici que tu habites ?»
Arthur pose ses bras sur ses hanches, joyeux et fier.
-Arthur Revenge/Quenotte : «Ouaip !»
Une petite horde de 6 moutons sort tranquillement par la porte du garage ouvert, leurs petits sabots claquant contre le bitume verglacé. Les moutons sont tous sapés de façon négligée avec divers vêtements crasseux et froissés. L’un d’eux pointe Quenotte du doigt.
-Sbire mouton 1 : «Regardez ! Le boss est de retour !»
-Sbire mouton 2 S’exclamant joyeusement à ses semblables : «Ils ont réussis !»
En ni une, ni deux, les moutons courent vers Quenotte pour le soulever et le jeter en l’air, acclamant le lièvre comme un héros de guerre devant le regard étonné de Dawn. Corbac et Roxy lèvent les yeux au ciel avant de remonter dans la camionnette afin d’aller la rentrer dans un autre des garages, situé un peu plus loin dans la cour.
-Dawn Bellwether Pointant les autres moutons du sabot : «Heu… qui sont tous ces moutons ?»
Les moutons s’arrêtent net à cette Question, regardant la brebis comme une curiosité.
-Sbire mouton 3 : «On pourrait te poser la même question.»
Ils reposent Arthur sur le sol.
-Arthur Revenge/Quenotte : «Ah oui ! J’ai oublié de te dire qu’on avait des sbires. » Il se racle la gorge avant de faire officiellement les présentations avec ses pattes « Les gars, voici Dawn Bellwether, une alliée qu’on a trouvé en prison. Dawn, voici les gars.»
-Dawn Bellwether Fronçant les sourcils, sceptique devant cette «armé» : «Tu utilises des moutons comme sbires ? »
Arthur lève les pattes, comme pour bloquer les propos de la brebis.
-Arthur Revenge/Quenotte : «Ne les sous-estime pas ! Ils ne payent pas de mine comme ça mais ce sont des combattants redoutables tous entrainés par mes soins, expérimentés, loyaux jusqu’au gigot et prêts à foncer dans les pattes du premier intrus venu.»
Les yeux de l’ancienne mairesse s’ouvrent grands comme des soucoupes, visiblement impressionnée à cette révélation.
-Dawn Bellwether : «Mais ce sont des proies.»
-Arthur Revenge/Quenotte : «Être fort n’a jamais été une question de classe animale ou de hiérarchie alimentaire, c’est une question de volonté, d’intelligence et de détermination.»
Bellwether croise les pattes et hoche la tête avec satisfaction, semblant contente que quelqu’un partage un peu sa philosophie.
-Dawn Bellwether : «Nous sommes d’accord là-dessus : les proies ne sont pas nées pour devoir subir la suprématie des prédateurs. Elles doivent se battre pour obtenir leur dû.»
Heureux de cette conclusion, les moutons retournent se mettre au chaud dans le box, laissant Arthur et Bellwether seuls dans le silence glaçant de cette petite place gelée.
-Dawn Bellwether : «Mais… pourquoi avoir choisi des moutons comme faire-valoir ?»
Le lièvre ricane.
-Arthur Revenge/Quenotte : «Pour leur instinct grégaire bien sûr ! Y’a pas plus influençable qu’un mouton : tu en convaincs 1 et tout le troupeau suit. Cela me garantis leur loyauté. D’ailleurs, toi-même tu ne fais pas exception à la règle puisque tu nous as suivis pendant notre évasion.»
L’ex adjointe fronce des sourcils et croise les bras, visiblement en colère d’être étiquetée ainsi.
-Dawn Bellwether Véhémente : «Ne me traite pas de grégaire ! Je ne suis pas une suiveuse. Je te rappelle que j’ai dirigé cette ville et que j’ai manipulé l’opinion publique entière pendant que toi, tu jouais les gangsters de pacotille dans les rues. Et puis, si tu as bonne mémoire, je t’ai dit que notre collaboration ne durerait que pendant la durée notre évasion. Maintenant que nous sommes libres, je m’en vais ! J’ai bien envie de retrouver ma vie d’avant et j’estime que j’ai déjà assez risqué ma vie avec toi.»
Elle tourne les talons, déterminée.
-Dawn Bellwether : «Sur ce, je te souhaite bonne chance pour la suite.»
Elle commence à s’éloigner du lièvre.
-Arthur Revenge/Quenotte Souriant en coin : «Parce que tu crois que tu peux t’en aller comme ça, légère comme une plume et fraiche comme un fleur de printemps ?»
La brebis s’arrête mais ne se retourne pas.
-Arthur Revenge/Quenotte Arborant un sourire carnassier : «Réfléchis : toute la police de Zootopie est à nos trousses. Tu crois que tu vas pouvoir échapper à leur vigilance en étant toute seule et livrée à toi-même ?»
La brebis baisse la tête mais ne se retourne toujours pas.
-Arthur Revenge/Quenotte Souriant cruellement : «Je sais que lors de la grande évasion du mois dernier, tu as essayé de fuir le pays… et tu as échoué misérablement. Tu penses pouvoir t’en tirer cette fois ? Je ne pense pas. Si tu veux mon humble avis, la seule chose que tu vas retrouver avec cette attitude, c’est ta cellule.»
Quenotte indique la direction du garage ouvert.
-Arthur Revenge/Quenotte : «Alors que si tu restes avec moi, je t’offre une cachette sûre, le gîte, le couvert, de la compagnie et même une place à part entière dans mon équipe. C’est tout de même plus intéressant que de retourner en prison… surtout avec la durée de ta peine qui va probablement encore être augmentée à cause de ta récidive. Il se trouve même… que j’ai un petit projet pour toi. Un projet auquel j’aimerais que tu participes avec moi et le reste du gang.»
L’ancienne mairesse se retourne, furieuse.
-Dawn Bellwether Serrant les dents : «Tu l’avais prévu, hein ? Depuis le début de notre collaboration tu avais cette arrière-pensée, hein ? »
Le lièvre émet un long ricanement aigu.
-Arthur Revenge/Quenotte : «Oh, tu commences à bien me connaitre, Dawnichou. Je plaide coupable. Tes connaissances sur Zootopie et une paire de patte supplémentaire nous serait bien utile.»
Il ricane de plus belle, content d’avoir piégé la brebis. Dawn serre les poings et les dents avant de les relâcher, vaincue.
-Dawn Bellwether : «Il consiste en quoi ton projet stupide ?»
Le lièvre reprend son sérieux d’un seul coup mais son expression est d’une neutralité effrayante.
-Arthur Revenge/Quenotte Les pattes jointes : «Oh ! Il s’agit juste d’un casse. Je te donnerai les détails plus tard. Tu auras ta part, bien sûr. Ce qui sera largement assez pour retrouver le pouvoir et la liberté que tu chérissais dans ta vie d’avant. Et pourquoi pas financer un projet qui te tient à cœur… comme un projet anti-prédateur par exemple.»
Bellwether réfléchit, essayant d’évaluer les risques et les bénéfices d’un tel choix et de jauger la sincérité de son fourbe de camarade de fuite.
-Dawn Bellwether Murmurant à elle-même : «Mmmmmmm… une cachette, la possibilité de survivre, la possibilité de récupérer ma vie…»
Elle regarde Arthur.
-Dawn Bellwether : «Mais le risque de se faire prendre… et il faut faire équipe avec ce lièvre qui semble avoir 8 cases en moins.»
Elle hésite. Bien déterminé à la faire craquer, Quenotte se met à genoux.
-Dawn Bellwether : «Qu’est-ce que tu fais ?»
Arthur tend le pistolet à fléchettes qu’il a dérobé au garde varan lors de son combat aux cotés de Dawn dans la cour Nord de la prison. Un souvenir de leur lutte commune pour leur liberté qu’il tend solennellement à l’ancienne mairesse, sa posture évoquant celle d’une demande en mariage.
-Arthur Revenge/Quenotte : «Dawn Bellwether… accepteriez-vous de devenir ma « partner in crime ? »»
Choquée, Dawn se tient la bouche, étouffant un petit couinement aigu. Ses joues rougissent sous sa laine duveteuse.
-Dawn Bellwether : «OK OK ! JE VAIS VOUS AIDER ! MAIS PITIE, NE REFAIS PLUS JAMAIS CA !»
Le lièvre se relève, tout sourire en rangeant l’arme.
-Arthur Revenge/Quenotte Souriant chaleureusement : «PARFAIT ! On a un accord ! Je savais que tu accepterais.»
Bellwether se tape le front, comme pour se maudire de son choix.
-Arthur Revenge/Quenotte Tout joyeux : «BON ! C’est pas le tout… mais puisque tu vas dorénavant vivre avec nous…»
Sans prévenir, le lièvre se place vers l’ancienne mairesse pour la pousser par les épaules vers l’intérieur sombre du garage.
-Arthur Revenge/Quenotte : «Je vais te faire faire le tour du proprio.»
Dawn est prise par surprise par le geste mais ne se débat pas. Elle regarde l’entrée ténébreuse du box qui devient de plus en plus proche au fur et à mesure que Quenotte l’y pousse. Que se cache-t-il à l’intérieur ?
Le box est vide, tout gris et très petit, mais il y a passage qui a été percé dans le béton, révélant un couloir creusé et étroit, qui s’enfonce dans le cœur du bâtiment. Le couloir débouche sur une grande salle de vie commune. La pièce est plutôt vaste mais triste, chichement éclairée par des guirlandes accrochées aux plafond, alimentées par un groupe électrogène voisin qui a été détourné. Il n’y a rien d’autre d’une grande table en béton qui occupe une grande partie de la pièce, le meuble étant directement taillé à même le matériau. Des déchets alimentaires jonchent la table, notamment des briques de lait et de jus de fruits vides et dégoulinantes, des boites de pizza à moitié mangées, des emballages de nouilles instantanées ou des boites de burger vides, voire même des bouteilles en verre à moitié pleines. Un petit coin cuisine est aménagé au bord, enfin… « coin cuisine » est un bien grand mot puisqu’il n’y a qu’un simple micro-onde et un évier usé. La brebis constate le piètre état des lieux avec une pointe de dégout.
-Dawn Bellwether : «Beurk ! Vous faites jamais le ménage ?»
-Arthur Revenge/Quenotte Progresse en enjambant les déchets au sol : «Voici la pièce à vivre ! Désolé pour la bazar, on savait pas qu’on aurait de la visite… enfin… c’est surtout dû au fait qu’on ne paye pas la taxe sur les poubelles.»
-Dawn Bellwether Sarcastique : «Bien sûr ! Un gang qui ne vit pas aux crochets de la ville n’est pas à la mode.»
-Arthur Revenge/Quenotte La réprimandant : «Tu veux pas que je donne un justificatif de domicile à la police, tant que tu y es ? C’est une planque, pas un magasin en libre-service. User de systèmes D, sortir rarement et détourner l’énergie de plusieurs bâtiments voisins permet d’être plus difficilement détectables. C’est pour cette raison qu’on peut vivre peinard ici sans que la police ne toque à notre porte.»
La brebis se tait, comprenant que ces stratagèmes et installations frauduleuses ont un objectif de discrétion. Elle regarde le fond de la pièce et elle remarque que 6 autres couloirs ont été creusés, menant chacun dans une direction différente. Avec toutes ces galeries bétonnées interconnectées, le repère du gang ressemble à une sorte de bunker-fourmilière.
-Arthur Revenge/Quenotte : «Chacun de ces 6 autres couloirs mène vers nos quartiers respectifs.»
Il pointe du doigt le couloir le plus à gauche.
-Arthur Revenge/Quenotte : «Là-bas, c’est la chambre des moutons. Ils nous aide occasionnellement dans certaines missions mais généralement, ils sont chargés de monter la garde au repère.»
L’ex adjointe a à peine le temps de regarder que Quenotte l’entraine dans le second couloir.
-Arthur Revenge/Quenotte Energique : «Allez hop hop hop ! On se dépêche ! Plus vite, on finit la visite, plus vite on pourra passer à autre chose.»
La première chambre est celle d’El Rino, qui a troqué son costume élégant pour sa tenue habituelle rouge et jaune de lutteur masqué et capé. La chambre ressemble davantage à une grande salle de musculation ou des haltères et diverses machines de musculation remplissent tout l’espace. A l’approche du duo, El Rino est au beau milieu de la pièce, en train de faire du développé-couché sur une de ces machines spécialement adaptées à sa taille anormalement grande.
-Arthur Revenge/Quenotte : «Tu connais déjà El Rino. Il s’agit d’un ancien lutteur qui a été contraint d’abandonner sa carrière.»
Bellwether salut le rhino géant timidement d’un geste de la patte.
-Dawn Bellwether : «Bonjour !»
El Rino, en sueur, retrouve soudain son énergie à la salutation de la brebis. Il lève la patte pour la saluer à son tour, laissant l’autre supporter le poids de l’haltère.
-El Rino Guilleret : «Bonjour !»
Cependant, l’haltère étant trop lourde pour être supportée que par une seule patte de l’ancien lutteur, celle-ci s’abat violement sur sa gorge, l’étranglant au passage. Dawn se couvre la bouche, horrifiée pendant que le rhinocéros essaye tant bien que mal de se dégager, émanant au passage des sons de strangulation.
-Dawn Bellwether : «MON DIEUX, IL FAUT FAIRE QUELQUE CHOSE !»
Se sentant gêné par cette nouvelle démonstration de bêtise signée « El Rino » et voulant épargner ce spectacle affligeant à Dawn, Quenotte la pousse vers la salle suivante.
-Arthur Revenge/Quenotte : «Ou alors, peut-être qu’on pourrait le laisser se débrouiller ? Avec un peu de chance, peut-être qu’il en retirera une leçon.»
Le lièvre fait continuer la visite à sa camarade par la force. Ils arrivent vite devant la seconde chambre… qui est en réalité une chaufferie sombre et remplie de tuyaux et de canalisations. De la vapeur s’échappent de certains tuyaux par moment, apportant à la pièce un climat chaud et humide.
-Dawn Bellwether : «C’est quoi cet endroit ?»
-Arthur Revenge/Quenotte : «C’est la chambre de…»
-Kroks Emergeant de l’obscurité sans prévenir : «Coucou Dawn.»
-Dawn Bellwether et Arthur Revenge/Quenotte Se retournent, pris par surprise : «AAAAAAAAAAAAAH !»
-Kroks Tendant les pattes, rassurant : «Pardon, désolé ! Je ne voulais pas te faire peur.»
Les deux ex détenus se tiennent leur cœur respectif, qui battent la chamade.
-Dawn Bellwether : «Tu… tu veux quoi ?»
Elle regarde Kroks, qui a aussi changé sa tenue. Celui-ci est vêtu d’une simple salopette courte en jean trouée et déchirée par endroit. Il a aussi des chaines en métal aux poignets en gage de bracelets et un collier fait à base de dents de crocodiles.
-Kroks Baisse la tête, embarrassé : «Euh… je… au sujet de ce qu’il s’est passé en prison… il me semble que je n’ai pas encore eu l’occasion de te remercier de m’avoir sauvé pendant que j’étais dans les vapes avec Rino.»
L’ancienne adjointe baisse la garde, un peu déstabilisée par les remerciement de Kroks.
-Dawn Bellwether Douce : «Oh ! Euh… de rien !»
Le crocodile se met à genoux pour se mettre à la hauteur de la brebis.
-Kroks : «Ecoute… à cause de l’ancienne interdiction de la présence de reptile à Zootopie, j’ai été contraint de vivre seul dans les égouts de la ville. Je n’ai pas grand-chose mais je peux t’offrir ça pour te remercier.»
Il arrache le collier de son cou et il le tend à Dawn.
-Kroks : «Ce collier est mon bien le plus précieux. Les dents de crocodile dessus sont celles de mon ancienne famille. A la mort de chaque membre de ma famille, une des dents du défunt est ajoutée à ce collier. C’est une manière de se rappeler d’eux et de les avoir avec nous à chaque instant… et j’aimerais que ce soit toi qui l’ai.»
Il lui donne le collier. Dawn examine le trésor en le caressant de son pouce. Elle semble hésiter.
-Dawn Bellwether : «Non… je… je… je peux pas accepter ça. C’est à toi, c’est à ta famille, c’est important pour toi. Je peux pas te le prendre comme ça. Reprends-le !»
Elle lui retend le collier mais Kroks décline l’offre.
-Kroks : «Non ! C’est à toi maintenant. Et puis… tu vis avec nous dorénavant. Ca fait un peu de toi une membre de notre famille.»
Dawn est bouche-bée, ne s’attendant visiblement pas à cette réponse. Elle baisse la tête pour regarder le collier, le serrant dans son poing, partagée entre le respect pour la famille de Kroks et la courtoisie relative aux cadeaux. Elle regard le reptile en essayant de cacher ses émotions.
-Dawn Bellwether : «D’accord !»
Elle met le collier, utilisant la ficelle en trop pour l’ajuster. Kroks sourit chaleureusement pendant que Quenotte roule des yeux, cachant difficilement son agacement.
-Dawn Bellwether : «Merci Kroks, j’apprécie beaucoup ton cadeau. Je le porterai tout le temps.»
Un silence s’installe, coupé occasionnellement par des bruits de vapeur et de goutte d’eau qui tombe.
-Dawn Bellwether : «Je voulais te dire que… pour un prédateur…»
Le lièvre la coupe.
-Arthur Revenge/Quenotte : «Bon ! Il est bien gentil le père noël, mais on pas que ça à faire.»
Il entraine la brebis avec lui.
-Dawn Bellwether Proteste : «Hé !»
Ils continuèrent jusqu’à la chambre suivante, qui ressemble davantage à un laboratoire qu’a une vraie chambre. Les fioles sont entassées, les produits bouillent et se mélangent dans les éprouvettes. Des placards entreposent des produits chimiques et le matériel de sécurité. Un tableau périodique est visible sur le mur et des livres de chimie sont visibles sur les étagères et sur le lit.
-Arthur Revenge/Quenotte : «Il me semble que je ne t’ai pas encore présenté le Professeur Corbac, officiellement parlant.»
L’ancienne adjointe regarde discrètement Corbac depuis l’embrasure de la porte. Le volatile semble concentré, mélangeant des produits avec minutie.
-Arthur Revenge/Quenotte : «Corbac est sans doute celui qui m’échappe le plus ici. Il est notre chimiste. Il est en charge de concocter les armes chimiques dont nous avons besoin au cours de nos missions. Il est redoutablement efficace mais un peu à l’ouest.»
-Corbac : «On a utilisé pas mal de bombes lors de votre évasion. Je suis en train d’en refaire.»
-Arthur Revenge/Quenotte : «Tout notre budget passe dans ton labo… et dans l’entretien de la camionnette.»
Dawn regarde l’oiseau mélanger des produits dans un erlenmeyer mais le produit commence à faire de la mousse et à émettre des bulles.
-Dawn Bellwether Pointant la fiole du doigt : «C’est normal ça ?»
-Arthur Revenge/Quenotte : «Heu…»
La réaction s’intensifie et le liquide change plusieurs fois de couleurs, ce qui commence à inquiéter le corbeau, qui se met à reculer. Quenotte prends Dawn par la patte avant de s’enfuir avec elle en courant. Une grosse explosion retentit dans les 2 secondes qui suivent, projetant violement de la mousse dans le couloir.
-Arthur Revenge/Quenotte : «Et en parlant de la camionnette…»
L’avant dernière chambre est en réalité un garage insalubre faiblement éclairé par une lumière grésillante. Des taches d’huile et de crasse recouvrent le sol. Les caisses à outils, l’établi, les pièces de rechange et les divers gros outillages mécaniques disposés en vrac dans la pièce rendent difficile la progression. Roxy est allongée sous la camionnette en train d’effectuer des réparations sur le véhicule du gang. La renarde sort de dessous le moyen de transport avant de se diriger vers l’établi pour récupérer une pince. C’est à ce moment précis que le lièvre et la brebis arrivent.
-Arthur Revenge/Quenotte : «Voici la chambre de Roxy… qui est en fait un garage. Elle dort dans la camionnette, ne pose pas de questions.»
Le canidé regarde le duo avec méfiance, comme s’il envahissait son espace de travail.
-Arthur Revenge/Quenotte : «Ah… ma Roxy… ma mystérieuse et belle Roxy. Que pourrais-je te dire d’elle ?»
-Dawn Bellwether : «Qu’elle est ta sœur par exemple ?»
Le lièvre rit, conscient de s’être trahi tout seul.
-Arthur Revenge/Quenotte : «Ah… tu as entendu ça à la prison ? Et bien oui… Roxy est ma sœur adoptive, mais elle est bien plus que ça puisqu’elle est la pilote et la mécanicienne du groupe. Tu vois notre camionnette ? C’est elle qui l’a customisée. Elle l’arme avec des pièges et des gadgets et elle assure l’entretien et les réparations. Sinon elle est plutôt silencieuse, impatiente, territoriale, douée et… c’est déjà une bonne présentation.»
La renarde plisse les yeux, se montrant encore plus méfiante sur les mots qui vont suivre.
-Arthur Revenge/Quenotte Chuchotant à Dawn, un sourire en coin : «Ah oui ! J’ai oublié de te dire que même si elle s’amuse à jouer les dures, elle adore les câlins.»
Tout à coup, la pince que tenait Roxy est projetée vers le duo, qui se baisse pour l’esquiver. Il semblerait que Roxy ait entendu le commentaire.
-Dawn Bellwether : «Ah ! On dirait qu’elle n’a pas apprécié.»
Le duo s’enfuit en hurlant de peur devant Roxy, qui continue à leur lancer des outils au visage. Les deux anciens détenus s’enfuient jusqu’à une porte, complètement essoufflés.
-Arthur Revenge/Quenotte Respirant difficilement : «Et en plus… elle est susceptible.»
Les deux fuyards attendent de reprendre leur souffle.
-Arthur Revenge/Quenotte : «Et maintenant… ma chambre.»
Il ouvre la porte, révélant une chambre qui a l’air… étrangement normale. Des habits sales sont répandus en désordre sur le sol et des posters roses représentant la chanteuse Gazelle sont affichés sur le mur. Le matelas est tachés et crasseux mais semble saint. L’éclairage de la pièce est plutôt bon. Dawn entre et examine le désordre avec un regard appréciateur.
-Dawn Bellwether : «Donc… c’est là que tu dors… toutes les nuits ?»
-Arthur Revenge/Quenotte : «Oui et ce que j’apprécie dans cette pièce, c’est qu’elle est autant en désordre que mon esprit.»
-Dawn Bellwether Critique : «En effet… mais ce que je trouve encore plus étrange, c’est que tu es le type le plus bizarre que j’ai connu… mais étrangement… c’est toi qui a la chambre la plus ordinaire ici. Ca me dépasse.»
Le lièvre s’assoit sur le matelas.
-Arthur Revenge/Quenotte : «Je te préviens tout de suite : ne t’avises pas de te glisser dans mon lit pendant que je dors ! Je dis ça parce que Roxy m’a déjà fait le coup plusieurs fois.»
Dawn respire un grand coup, préférant ignorer cette dernière remarque.
-Dawn Bellwether : «Et moi ? Ou vais-je dormir ?»
Le lièvre regarde sa montre imaginaire, semblant visiblement vouloir éviter la question, probablement parce qu’il n’a pas la réponse.
-Arthur Revenge/Quenotte : «Oh mais tu as vu l’heure ? Cette visite était sympa mais on a déjà perdu pas mal de temps.» Il se lève et se dirige vers le couloir avec empressement. «QUE TOUT LE MONDE SE PREPARE ! RASSEMBLEMENT !»
Il se dirige vers la salle commune en courant.
-Dawn Bellwether : «HE ! » Elle se lève et se dirige vers le couloir. « Reviens ici, tu as pas répondu à ma question !»
Elle se lance à sa poursuite, bien déterminée à obtenir sa réponse.
Dans la grande salle de vie commune, tous les membres du gang se sont rassemblés autour de la table de béton et discutent entre eux, créant un petit brouhaha chaleureux dans la pièce. Quenotte arrive, suivi par Dawn.
-Arthur Revenge/Quenotte L’invitant amicalement : «Installe-toi.»
La brebis s’approche de la table avec méfiance, imitée ensuite par le lièvre. Tout le reste du gang se tait en voyant leur chef approcher, attendant ses instructions dans un silence respectueux. Arthur balaye d’un grand coup de bras les déchets présents sur la table, juste avant de taper dessus avec ses deux pattes.
-Arthur Revenge/Quenotte : «BIEN ! Maintenant que nous sommes enfin tous réunis, il est grand temps que je vous dévoile mon plan afin de pouvoir terminer ce que nous avons commencé.»
A ces mots, le gang s’exclame de joie, anticipant la suite… sauf… El Rino, qui ne semble un peu perdu.
-El Rino : «Et… c’est quoi au juste ?»
Arthur fronce des sourcils et serre les poings, on dirait qu’il se retient de frapper son collègue.
-Arthur Revenge/Quenotte : «Je vois qu’il y en a qui ont la mémoire courte. Bon ! Puisque nous avons une nouvelle dans notre groupe et que certains d’entre vous semblent avoir besoin d’un rafraîchissement, une piqure de rappel s’impose.»
Il claque des doigts et un mouton lui apporte des plans, plans que l’ancienne mairesse semble reconnaitre.
-Dawn Bellwether : «Ce ne serait pas…»
-Arthur Revenge/Quenotte : «En effet, il s’agit des plans que nous avons dérobés aux archives, il y a une semaine. Des plans très importants sur divers complexes de la ville. Mais le plus important est de loin…»
Il ouvre l’un des plans et le pose sur la table.
-Arthur Revenge/Quenotte : «CELUI DE LA GRANDE FORTERESSE DE LINGOTS D’OR DE ZOOTOPIE !»
Bellwether blêmit à la mention du nom du bâtiment.
-Dawn Bellwether : «Le-le-la-la forteresse de lingots d’or ? Vous-vous comptez la…»
-Arthur Revenge/Quenotte La coupe : «EXACT ! Nous allons nous emparer de la forteresse et de tout l’or qu’elle contient.»
La brebis commence à paniquer.
-Dawn Bellwether : «Q-q… hein ?! N-non… Je… Je refuse ! J’ai pas signé pour ça, moi !»
Quenotte arque un sourcil, contrarié par la réponse de sa nouvelle acolyte. Il penche lentement la tête, un air menaçant sur son visage.
-Arthur Revenge/Quenotte Avec un calme qui donne la chaire de poule : «Dois-je comprendre que tu es en train de nous planter ?»
Bellwether recule, terrifiée, mais elle se heurte à El Rino. Arthur claque des doigts et le rhinocéros géant la saisit par le col.
-Dawn Bellwether Se débâtant, complètement affolée : «QUE… QU’EST-CE QUE VOUS FAITES ? LACHEZ-MOI !»
-Arthur Revenge/Quenotte : «Tu as dit que tu nous aiderai pour notre petit projet. Tu nous en a fait la promesse. ALORS JE VAIS T’APPRENDRE A RESPECTER TES ENGAGEMENTS !»
-Arthur Revenge/Quenotte A El Rino : «Donne-la à bouffer à Kroks.»
-Dawn Bellwether Se débâtant plus fort, sa voix emplie d’effroi : «N-NON… PITIE !»
Mais le rhinocéros se gratte la tête, ne semblant pas comprendre le choix de son boss.
-El Rino : «Euh… boss ? Vous savez que Kroks est végétarien ?»
-Kroks Hochant la tête avec énergie en guise de confirmation : «OUI OUI ! Je me suis habitué à manger que des algues. Une autre conséquence de ma vie dans les égouts.»
Arthur se tape le front, ce qui suffit à calmer instantanément Dawn, qui comprends que la menace du lièvre n’était que verbale.
-Arthur Revenge/Quenotte : «Oui, je le sais que Kroks est végétarien ! Mais elle, elle le savait pas. C’ETAIT POUR LUI FAIRE PEUR, BANDE DE DEMUNIS DU Q.I !»
Un silence gênant s’installe. Dawn en profite pour se justifier.
-Dawn Bellwether Timide : «Ecoute Quenotte… je ne voulais pas te laisser tomber. Mais comprends bien que ce genre d’opération… c’est trop pour moi… même avec toi à mes côtés. Tout ce que je demande, c’est de retrouver ma vie d’avant. Mon bureau, mon poste, mes fonctions, mes avantages, mon chez-moi…»
Le chef de gang semble hésiter, puis il fait un signe de la patte à El Rino lui ordonnant de relâcher la brebis. Le mastodonte obéit sans protester.
-Dawn Bellwether Sincère : «Merci Quenotte.»
-Arthur Revenge/Quenotte Sombre : «Avant de me remercier, laisse-moi te dire tes quatre vérités : est-ce que tu sais qui nous sommes ?»
L’ancienne adjointe hausse un sourcil, ne semblant pas comprendre.
-Dawn Bellwether : «Hum... Non, pas trop.»
-Arthur Revenge/Quenotte : «Tu nous regardes avec un air dédaigneux, comme si tu pensais que nous avions choisi cette vie, ce qui est faux. Nous n’avons jamais eu le privilège d’avoir un poste, une fonction, des avantages, une vie ou même d’un « chez-nous ». Tout ce qu’il y a ici, c’est des laissés pour compte, des rêves brisés et l’aspiration à une vie meilleure.»
Le lièvre s’interrompt et commence à faire le tour de la table, désignant ses compagnons un par un.
-Arthur Revenge/Quenotte : « Kroks est un crocodile qui a été bannis de son village parce qu’il était végétarien. Le pauvre a été forcé de vivre dans les égouts de Zootopie parce que les reptiles n’étaient pas encore les bienvenus à Zootopie à cette époque. Corbac était un chimiste génial qui s’est fait injustement licencié suite à un incident dont il n’était même pas responsable, mais dont il a été accablé, uniquement parce qu’il était un oiseau. El Rino était un lutteur qui a été contraint de mettre fin à sa carrière parce qu’il a été accusé avec des preuves truquées de s’être dopé. Et ma chère Roxy est une orpheline qui a appris depuis son plus jeune âge à se battre, à chaparder et à retaper des voitures dans un garage clandestin pour pouvoir subvenir à ses besoins.»
Il revient vers Dawn.
-Arthur Revenge/Quenotte : «Tout ça pour te dire qu’on est pas des enfants de cœur, mais ça ne nous empêche pas de rêver et d’espérer pour autant. Nous n’avons pas une vie de roi ou une vie honnête, mais nous le désirons jusqu’au plus profond de nous. Tu crois que ça me fait plaisir, cette vie précaire, cette crasse dans laquelle j’habite, le sentiment permanent que chaque jour sera mon dernier en tant qu’animal libre ? Non. Je suis las de sans cesse me faire ma place au détriment de celle des autres. Je veux une belle situation… nous le voulons tous. Toutes les personnes qui sont ici ont une revanche à prendre sur la vie et nous sommes prêt à tout pour changer notre quotidien, même si c’est risqué, même si c’est illégal. »
A ces révélations, Bellwether ne sait pas trop ou se mettre, son regard fuyant traduisant son malaise. Elle se triture les sabots et piétine sur place, visiblement embarrassée, elle n’avait jamais vu les choses sous cet angle.
-Dawn Bellwether : «Je… je savais pas… Je n’avais jamais imaginé que…»
-Arthur Revenge/Quenotte Croisant les bras : «Et toi ? Qu’es-tu prête à faire pour récupérer ton ancienne vie ?»
-Dawn Bellwether Se frottant l’épaule, hésitante : «Heu… Et bien…»
Quenotte se dirige vers elle et pose sa main sur l’épaule de Dawn, se voulant être rassurant.
-Arthur Revenge/Quenotte Compatissant : «Tu es comme nous : tu as tout perdu. Tu crois pas que ce ne serait que justice de récupérer ce qui te revient de droit ?»
L’ex adjointe ne répond pas. Le lièvre lui caresse l’épaule pour la réconforter mais cela s’avère insuffisant, alors il décide de la prendre dans ses bras devant les regards compatissants des autres membres du gang. La petite brebis se laisse aller dans l’étreinte, ses muscles se détendent avec le temps et sa respiration devient plus calme et apaisée. Après quelques secondes de tendresse ou plus rien d’autre ne semblait compter, le lièvre fini par la relâcher.
-Arthur Revenge/Quenotte : «Ca va aller ?»
Bellwether hoche la tête et le lièvre lui tapote l’épaule, l’encourageant avec un sourire doux.
-Arthur Revenge/Quenotte : «Je compte sur toi… tout le monde ici compte sur toi.»
Arthur raccompagne sa complice vers la table.
-Arthur Revenge/Quenotte : «Bien Dawn ! Puisque tu as été l’ancienne mairesse de Zootopie… je suppose que tu connais le terrain aussi bien que nous. Aussi… peux-tu me faire une présentation de cette forteresse ?»
L’ancienne mairesse se ressaisit et se racle la gorge, un peu nerveuse de donner des instructions au gang.
-Dawn Bellwether : «Hum… Le… La forteresse est un bâtiment de haute sécurité se situant au large des côtes de la ville.»
-Arthur Revenge/Quenotte : «C’est un bon début. Continue !»
-Dawn Bellwether : «Pour faire face à toute intrusion, le complexe est doté d’un système de sécurité et de défense dernier cri, d’un coffre en titanium indestructible, de très nombreux gardes d’élites, d’une alarme directement reliée à tous les postes de police de la ville.»
-Arthur Revenge/Quenotte Agitant les bras, agacé : «Merci, mais tout ça c’est de la broutille ! Passes directement au vrais cœur du problème.»
-Dawn Bellwether : «Quel problème ?»
-Arthur Revenge/Quenotte : «LA LOCALISATION !»
-Dawn Bellwether Gênée : «Ah oui… CE problème. Et bien… la forteresse est perchée au sommet d’une falaise, qui est située sur un ilot… qui est au large de la métropole… bien à l’écart de la ville.»
Quenotte tapote gentiment sur la tête de sa camarade, comme pour la féliciter d’avoir tout expliqué.
-Arthur Revenge/Quenotte : «MERCI DAWN !»
Il prépare les plans pour compléter les explications et se refocalise sur les membres de son gang, qui sont tous suspendus à ses babines.
-Arthur Revenge/Quenotte : «Comme vous l’a dit Dawn, la forteresse est bien protégée ET difficile d’accès. Avec nos armes et nos méthodes, il nous sera facile de déjouer les gardes et les systèmes de sécurité. La véritable difficulté de ce casse sera donc d’atteindre la forteresse et pour cela, nous devrons récupérer quelques grigris. Laissez-moi vous présenter ce que j’ai en tête.»
Il marque une pause.
-Arthur Revenge/Quenotte : «Première étape : nous devons trouver un moyen de rejoindre l’ilot ou se trouve la forteresse. Normalement, cet ilot est accessible par bateau, mais la mer est infestée de patrouilles et de mines. Si nous rejoignons l’ilot par bateau, nous serons vites repérés, coulés ou arrêtés.»
Kroks se gratte la tête, semblant avoir un début de migraine.
-Arthur Revenge/Quenotte : «Le mieux serait de créer un pont et de la traverser. « Comment fabriquer un pont aussi long en si peu de temps ? » me diriez-vous. Et bien… une arme bien précise pourrait nous être utile.»
Arthur dévoile un plan représentant une sorte d’arme étrange ressemblant à un gros canon high teck avec des leds couleur menthe glacée ainsi qu’une photo des docks.
-Arthur Revenge/Quenotte : «Je vous présente le Congélaser : une arme capable de générer de la glace instantanément. Nous pourrions donc nous fabriquer un pont à base de glace. » Il marque une courte pause. «Cette arme est entreposée sur les docks de Zootopie en attendant son transfert.»
Roxy et El Rino se regardent, un peu étonnés par cette idée insolite.
-Arthur Revenge/Quenotte : «Deuxième étape : il nous faut monter la falaise. Ordinairement, nous devrions prendre de multiples ascenseurs bien gardés pour atteindre le sommet mais cela nécessiterait d’affronter de nombreux gardes, de déjouer plusieurs systèmes, d’obtenir des autorisations de la hiérarchie et d’avoir des clef d’accès. Nous pourrions obtenir tout ça par la force, mais ce serait un énorme gaspillage de temps, d’énergie et une perte de ressource considérable… Il est donc préférable d’escalader la falaise mais par soucis de temps, nous ne pouvons pas non plus nous permettre de l’escalader de manière classique. Heureusement pour nous, des analyses de la falaise indiquent que du lierre pousse dessus.»
Les moutons se tapent la tête sur le bureau de béton, ennuyés par les explications. Quenotte dégaine des plans et des photos d’une usine chimique délabrée.
-Arthur Revenge/Quenotte : «C’est pour cela que Corbac nous aidera à concevoir un sérum de croissance qui fera pousser le lierre jusqu’au sommet et le renforcer suffisamment pour nous permettre de monter dessus comme une échelle. Mais pour élaborer ce sérum… Corbac aura besoin de produits spécifiques et de matériel de pointe présent uniquement à l’ancienne usine chimique de Zootopie.»
Corbac montre le poing en gage de détermination et de promesse de victoire.
-Corbac : «Je vais vous montrer l’étendue de mon art.»
Le lièvre émet un petit son de dégout et secoue la tête, comme pour calmer le petit frisson qui lui fait dresser les poils du cou.
-Arthur Revenge/Quenotte : «Bref ! Une fois au sommet, il ne nous restera plus qu’à passer les dernières défenses pour atteindre le coffre, ce qui nous conduit naturellement à la troisième et dernière étape.»
Il prend les plans du coffre de la forteresse.
-Arthur Revenge/Quenotte : «Le coffre-fort en titanium est à la fois indestructible et sécurisé. Le coffre s’ouvre grâce à un code crypté qui est changé toutes les secondes. Vous expliquer comment ce code se déverrouille est une vraie perte de temps car j’ai déjà trouvé une parade.»
Il montre les plans d’une banque et les photos d’une puce électronique dorée aux connexions cuivrées difformes. Un crane de singe couleur pourpre est visible sur le dispositif.
-Arthur Revenge/Quenotte : «Je vous présente la puce H@chnet : un petit bijou de technologie capable de craquer n’importe quel code en UNE DEMI SECONDE. Il devait initialement servir pour faciliter les opérations spéciales de la police mais je préfère le détourner pour nos propres fins. Leur nom n’est pas écrit dessus après tout. » Il rit. « Il s’agit que de la version 1.0 mais elle est parfaitement fonctionnelle. La société qui a développé ce produit l’a soigneusement mis à l’abri dans la banque centrale de Zootopie en attendant sa présentation.»
Dawn se racle la gorge, nerveuse à l’idée de devoir cambrioler la banque centrale. Quenotte se frotte les pattes, satisfait de sa présentation.
-Arthur Revenge/Quenotte Guilleret : «Voili, voilà, voilou ! J’espère que vous avez aimé cette présentation. Des questions ?»
Les membres du gang sont tous vautrés sur la table de bitume, épuisés mentalement par la masse d’information. Voyant que personne n’écoute, Quenotte frappe brutalement ses deux pattes sur la table afin de les faire sursauter.
-Arthur Revenge/Quenotte : «ALORS ARRETEZ DE DORMIR, PREPAREZ-VOUS… ET EN PISTE !»
Les membres du gang s’exécutent et commencent à se disperser bruyamment dans un désordre total. Seule Bellwether reste immobile près de Quenotte, attendant ses instructions ou peut-être un peu plus d’encouragements de sa part.
-Arthur Revenge/Quenotte Pensant à haute voix : «C’est étrange, j’ai encore cette désagréable sensation d’oublier quelque chose.»
Note de l’artiste : Nous y sommes ! Après 7 chapitres, nous allons pouvoir commencer le vrai cœur de l’histoire : la préparation du casse. Avec ses 15 pages, ce chapitre est donc le plus long que j’ai écrit jusqu’à présent. Toutefois, j’ai éprouvé énormément de plaisir à l’écrire et j’avoue m’être un peu lâché. Vous avez pu donc observer Quenotte et son gang en action et les découvrir dans leur intimité. Maintenant que les présentations sont faites, la confrontation entre le gang et la police parait inévitable. Et en parlant de présentation des personnages, j’espère que vous trouvez convaincante mon interprétation des personnages canons (Judy, Nick, Dawn, Bogo…). Je suis intimement convaincu que le plus dur dans une fanfiction n’est pas de créer de nouveaux personnages ou d’enrichir le lore de base, mais plutôt de ne pas dénaturer les personnages officiels et de respecter les règles et l’univers mis en place. Mais je suis pas un spécialiste dans le domaine donc je développerai ça quand je serai plus en connaissance de cause. A la prochaine, les voyageurs de l’imaginaire.
Scénariamateur
Le 30/06/2026
