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Language:
Français
Series:
Part 12 of Ghost! AU
Stats:
Published:
2021-07-25
Updated:
2026-01-22
Words:
93,731
Chapters:
30/?
Comments:
138
Kudos:
138
Bookmarks:
5
Hits:
3,067

Les vignobles hantés

Chapter 30: Remises en question

Summary:

Antoine et Daniel s'interrogent...

Notes:

Bonjour !
Imaginez, ça fait 3 ans que ce chapitre est écrit, mais je l'ai oublié... :'))
Enfin bref, je suis bientôt à jour dans ma réécriture, il ne m'en reste que 6, celui-ci inclus, alors je vous l'offre, pour que vous puissiez attendre la réécriture complète ! J'espère qu'il vous plaira !

CW/TW : mention de mort, mention d'agression, mention de suicide

Bonne lecture ! :)

Chapter Text

Un peu plus tard dans la soirée, Kiddy quitta le domaine, et les Croute, de retour dans leur chambre temporaire, n’étaient pas totalement certains de l’avoir convaincu de ne pas retourner voir Cox pour "régler la situation" comme il disait lui-même, ni d’en parler à Didier. Antoine s’en voulait, se disant qu’il aurait peut-être dû se taire, mais il était trop tard pour ça.

« Je suis désolé Daniel, j’ai fait que des bêtises ! C’est juste que Cox a été vraiment méchant, je le déteste !

- Je comprends, moi aussi je le déteste. J’ai pas du tout aimé tout ce qu’il nous a dit. Mais… je me pose une question.

- Dis-moi ?

- Il a dit qu’on était comme Kiddy, je me demande bien pourquoi il a dit ça, ça fait pas de sens ! Mais Kiddy a dit que Cox lui avait déjà dit des horreurs, à lui aussi.

- Ah, c’est vrai ça… À ton avis, ça veut dire quoi ?

- Bah j’en sais rien ! » répliqua Daniel, frustré, balançant ses mains en l’air. « Désolé Antoine, c’est pas contre toi. Mais ça fait beaucoup !

- T’en fais pas, mon Daniel, je suis bien d’accord avec toi !

- Non puis, il a parlé aussi de "déterrer de vieux os", c’était trop bizarre.

- Tu crois qu’il sait qu’on enquête sur ce qui est arrivé à Dona Telo ?

- Peut-être.

- Mais comment il pourrait savoir ?

- Ah bah si je savais ce serait beaucoup plus simple ! Mais il me fait vraiment peur. Ça m’ennuie qu’on doive peut-être le revoir.

- Quoi ? Ah non, on va pas faire ça ! On a promis à Kiddy qu’on ne le reverrait plus !

- Je sais… Mais si Don Telo le déteste autant, c’est qu’il y a une raison à ça, et si quelqu’un peut savoir ça, c’est sûrement Cox.

- Tu… Tu crois que c’est lié à sa mort ? » demanda Antoine, d’une petite voix, mal-à-l’aise.

- Je crois que oui. Il est assez méchant pour que ce soit possible.

- Eh bien, j’aimerais tout autant que vous évitiez de le revoir moi aussi. » intervint Donatien, apparaissant de façon tout aussi brusque qu’il avait parlé. « Surtout si vous croyez qu’il a un lien avec… ça. »

Antoine et Daniel sursautèrent en poussant l’un comme l’autre des petits cris de terreur. L’esprit ne fit aucun commentaire à ce sujet, attendant avec une patience surprenante qu’ils s’en remettent. Antoine le pointa du doigt, frustré.

« Vous nous avez fait peur !

- Je vois ça.

- Vous êtes là depuis longtemps ?

- Assez pour vous entendre continuer à prendre des décisions stupides et des risques bêtes.

- On fait ça pour vous ! » s’écria Antoine.

- Faut pas être ingrat comme ça. » compléta Daniel.

- Ingrat n’est pas le bon terme pour me décrire dans cette situation. Tout ce que je veux dire, c’est que… » Le fantôme souleva ses mains dans les airs, visiblement agacé contre lui-même. « Vous vous mettez en danger, ce n’est pas du tout ce que je veux pour vous. »

Les deux adolescents se renfrognèrent. Ils savaient que c’était dangereux mais ça ne leur plaisait pas qu’on les remette à leur place juste parce qu’ils étaient jeunes.

« On va faire attention à nous, on est pas si bêtes.

- Antoine, vous avez bousculé – que dis-je, poussé – un médecin devant un hôpital. On ne vous cherchera pas de circonstances atténuantes s’il décide d’aller au commissariat.

- Il le méritait, d’abord.

- Je suis bien d’accord avec vous mais la justice de cette ville n’est pas très ouverte, c’est plutôt littéralement "une parole contre une autre". Donc, j’insiste, faites attention à vous.

- Roh, mais arrêtez de dire ça !

- Oui, on peut pas vous aider sans prendre de risques.

- Exactement ! C’est comme l’expression là, on peut pas faire d’œufs sans casser d’omelette !

- N- Non, Antoine, pas dans ce sens-là.

- On… On ne peut pas casser d’omelette sans faire d’œufs ?

- Non, toujours pas… Mais peu importe, ce qui compte c’est qu’on peut très bien s’en sortir par nous-mêmes !

- Oui !

- Vous ne pouvez même pas dire une expression correctement !

- Eh, on n’est pas si bêtes que ça !

- Ce n’est pas du tout ce que je dis, enfin ! Mais si vous pouviez éviter de vous jeter dans le danger à la moindre occasion, ce serait bien ! Pensez un peu à Kiddy, le pauvre, il n’a pas que ça à faire de s’inquiéter pour vous à chaque instant.

- Oui, bah… Bah c’est pas comme si on avait le choix, hein, vu votre mémoire.

- Et puis, on a été un peu brutalisé verbalement par le docteur Cox, c’est vrai, mais ça c’était pas si mal passé avec Gérard Pichon ! On sait jamais, ça pourrait bien se passer plus tard.

- Gérard Pichon est un criminel !

- Vous aussi, vous l’avez été ! Et vous êtes devenu quelqu’un de meilleur. » rétorqua Daniel, avant d’ajouter, d’une petite voix, pas complètement certain. « Alors peut-être que… Peut-être que Gérard Pichon a changé en dix ans.

- La différence entre lui et moi, c’est que moi, j’avais agi pour me défendre, et pour défendre mes employées. Vous savez, tout le monde ne peut pas devenir une meilleure personne, parce que tout le monde n’en a pas l’envie.

- Lui il en avait envie. » s’agaça Antoine, frustré. « Et il a vraiment l’air de l’avoir fait.

- Oui et bien, c’est un vieillard, il a sûrement changé parce qu’il avait peur de la mort.

- Et pas vous ?

- Je suis déjà mort. »

C’était vrai, bien sûr, mais ni l’un ni l’autre des adolescents n’avait vraiment envie de l’entendre dire ça.

« Ouais enfin, vous errez encore sur terre pour l’instant. Vous serez vraiment mort quand votre âme sera en paix.

- Et c’est le but à tout ça, non ? »

Donatien ne sembla pas croire lui-même ce qu’il venait de dire. Son visage devint plus flou, et les adolescents se sentirent mal à leur tour. Le silence plana sur eux un instant avant que l’esprit ne parle à nouveau.

« Écoutez, je ne dis pas tout ça contre vous, d’accord ? Je le dirais tout aussi bien à Kiddy, ou à Fabien. Tout ça, c’est… C’est juste que tout ça va plus loin que prévu. Vous ne connaissez même pas tous mes ennemis. »

Daniel ne put s’empêcher de penser à 3Pac, de se demander si elle faisait partie de tous ces ennemis. Il fronça les sourcils, inspira longuement et fit de son mieux pour ne pas baisser le regard face à l’esprit.

« Bah, vous savez quoi ? On a qu’à en faire la liste.

- Je vous demande pardon ?

- Faisons une liste ! Celle de tous vos ennemis et- et… et de toutes vos relations, tiens ! On va tout vérifier, tout ce dont vous vous souvenez, ça nous aidera peut-être ! Et puis, vous pourriez vous rappeler certaines choses au passage.

- O- Oh, pas bête du tout, Daniel !

- Je ne crois pas que ce soit aussi simple que ça. » commenta Donatien d’une voix fatiguée.

- On en sait rien du tout, vu que vous ne nous donnez aucune information sur vous ! La plupart du temps, vous racontez n’importe quoi, ou vous mentez, c’est super compliqué pour nous, hein ! »

Donatien sembla ne pas apprécier cette remarque, ni leur commentaire, et secoua la tête, ne semblant pas convaincu par la proposition des cousins, mais il n’avait rien d’autre à proposer alors après un moment à chercher quelque chose à rétorquer, il hocha la tête.

« Très bien, si vous voulez, mais ça ne va pas être très utile. Comme vous le dites, ma mémoire n’a rien de fiable, ça pourrait plus vous perdre que vous aider, ce qui n’aiderait personne.

- Oui bah ce serait quelque chose ! Parce que jusqu’ici, on s’est fait crier dessus, menacés, et pas bien grand-chose d’autre ! Et vous, vous ne vous rappelez rien d’utile !

- … Je n’irais pas jusque-là, mais très bien. Par quoi voulez-vous commencer ?

- Eh bien… » Daniel hésita.

- Dites-nous de quoi vous vous rappelez par rapport à Pichon ! » le coupa Antoine.

- Lequel ?

- Oh, vous jouez aux idiots, monsieur Don Telo. Vous êtes fâché contre Gérard, faut pas le cacher maintenant ! Ou alors vous avez des emmerdes avec les deux ?

- Toute la ville ne me déteste pas non plus ! » s’agaça Donatien avant de se calmer à nouveau. « Bon, il n’y a pas grand-chose à dire que vous ne sachiez pas déjà. Les Pichon ont attaqué Lara et Lorenza, je les ai vengées. Il n’y a rien d’autre à y voir.

- Bah… Pourquoi il les a attaquées ?

- Ah si je le savais, ce serait beaucoup plus simple ! Mais la vérité, c’est qu’ils n’avaient très probablement aucune bonne raison. C’étaient de dangereux individus avec des motivations plus que douteuses, et il fallait bien que quelqu’un fasse quelque chose contre eux !

- Ah bon.

- Dites tout de suite que vous ne me croyez pas ! »

Les cousins ne répondirent pas, leur silence fut bien suffisant, vexant l’esprit.

« Eh bah d’accord ! Très bien, si pour vous je ne peux pas faire preuve d’altruisme !

- Ce n’est pas ça, monsieur Don Telo ! » répondit Antoine. « C’est juste que… Bah on a vu tellement de choses dans cette ville.

- Hum. Oui, bien sûr. Vous êtes habitués à rencontrer des personnes de peu de foi, qui commettent des ignominies, et vous êtes jeunes, vous pensez qu’il faut des motivations pour faire le mal, une raison d’agir. Je ne peux pas en vouloir, vous êtes candides, c’est tout.

- Vous vous moquez de nous ?

- Je n’oserai pas. »

Il avait déjà osé, bien sûr. Mais ça ne servirait à rien de s’agacer maintenant, parce que ça lui donnerait une excuse pour ne plus leur répondre.

« Et, est-ce que vous le connaissiez avant qu’il s’attaque à Lara et Lorenza, peut-être ?

- Oui, mais nous n’avions pas le même genre de conflits l’un envers l’autre, et certainement pas du genre qui justifierait leur attaque sur les jumelles. C’était juste lâche.

- Est-ce que vos complices faisaient partie du domaine ?

- Je vous demande pardon ?

- Vous dites que c’était lâche, de s’en prendre à Lara et Lorenza à cause d’une colère contre vous. Donc… Est-ce que, pour votre vengeance, vous avez fait appel aux autres employés du domaine ? Roy ou monsieur Fabien ? »

Donatien resta silencieux un long moment devant la question de Daniel. Trop longtemps, peut-être.

« Non, mais- » L’esprit semblait frustré, cherchant ses mots. « Écoutez ! Je vous dis que je ne veux pas que vous vous mettiez en danger bêtement à cause de moi, et que j’ai agi parce que je voulais venger mes employées qui ont été attaquées de façon injuste et par ma faute en plus de cela, je n’allais pas mettre la vie d’autres personnes qui comptaient sur moi en danger.

- Oui mais ça ne correspond pas, et vous dites parfois le contraire. » rétorqua Antoine, confus.

- Oui mais c’est très lâche aussi, de faire appel à des inconnus pour se venger juste parce que vous ne teniez pas à ces personnes. » ajouta Daniel.

- Je suis pratiquement sûr de vous avoir déjà dit que j’avais agi seul ! Je ne peux juste pas concevoir pourquoi je me serais vengé avec d’autres personnes. Je n’y aurais aucun intérêt, bien au contraire ! Il aurait fallu que je donne ma confiance en des inconnus, et ce n’est juste pas possible. »

Il y eut un nouveau silence après ça, avant qu’Antoine ne parle à nouveau.

« Et les Vagos ? Ce sont vos alliés, non ? Vous auriez pu leur demander de l’aide, non ?

- Vous en avez beaucoup des idées comme celle-ci ? » rétorqua le fantôme, froid.

- Pourquoi pas ? C’est quoi le problème ?

- Vous m’imaginez, m’allier avec les Vagos pour quelque chose comme ça ? J’aurais dû payer le prix fort. Et je ne suis pas du genre à payer si je peux l’éviter.

- Oh, oui, c’est vrai.

- Puis, si je m’étais allié avec les Vagos, c’est quelque chose que vous auriez déjà pu savoir depuis le temps, n’est-ce pas ? »

Les cousins hochèrent la tête, convaincus par ce qu’il venait de dire, mais ça leur fit penser à Raccoon et Alain, et ça les intrigua, mais ils devraient attendre de se retrouver à nouveau face aux personnes concernées, ce ne serait sûrement pas Donatien qui leur serait utile.

« Si vous aimez si peu payer, peut-être que ça a pu vous créer des ennemis. » commenta Daniel.

- Voyons, ça m’étonnerait ! Je n’aime pas payer mais je suis honnête !

- Oh, pas de ça avec nous ! Vous pouvez même pas être honnête avec votre propre mémoire. »

L’esprit sembla encore un peu plus agacé par cette énième remarque, se murant derrière le silence et un regard noir, mais Daniel ne se laissa pas démonter, même s’il se sentait mal.

« Pourquoi vous avez pris les Pichon en otage ?

- Encore ça ? Combien de fois vais-je devoir vous le répéter ? Pour me- Pour venger mes employées ! Dites-le si je ne vous inspire plus aucune confiance.

- C’est pas ce que je veux dire. Vous attendiez quoi de cette prise d’otage ? Vous ne pouviez pas juste les garder comme otages pour toujours, alors c’était quoi l’intention ? »

Le fantôme ne sembla pas pouvoir répondre à cette question-ci non plus, mais les deux adolescents s’en étaient doutés. Si personne n’avait pu leur dire quels avaient été les objectifs de Donatien, ce ne serait pas lui qui pourrait le faire, pas avec sa mémoire.

« Et si vous me disiez comment je suis mort ? »

La demande jeta un froid dans la pièce. Daniel secoua la tête vivement, tandis qu’Antoine se balançait d’un pied sur l’autre, mal-à-l’aise à cette demande. Le fantôme baissa les yeux sur eux, semblant en colère.

« Allons, vous ne pouvez pas attendre de moi que je sois honnête de quoi que ce soit si vous ne me donnez pas cette information. J’ai le droit de savoir ce qui m’est arrivé.

- O- Oui, mais…

- Je ne vais pas m’énerver contre vous, et envoyer des choses au visage. Je pense juste que savoir ce qu’il s’est passé pourrait m’être utile. »

Les cousins hésitaient toujours, même alors que le fantôme s’approchait d’eux.

« S’il vous plaît. Vous devez bien savoir vous aussi que c’est important.

- Mais, et si ça vous faisait partir ! On…

- Je ne vais pas partir, pas tant qu’on n’en aura pas fini avec tout ça. »

Mais c’était tout à fait ce que les cousins craignaient, mais ils étaient bien incapables de le lui dire, s’inquiétant de sa réaction.

Attrapant la main de son cousin pour se donner du courage, Antoine inspira longuement avant de faire face à l’esprit.

« V- Vous vous êtes suicidé. Avec une arme à feu. »

Il avait les larmes aux yeux rien qu’à dire ça. Et la réponse de l’esprit ne l’aida pas plus.

« Non. Ce n’est juste pas possible.

- C’est ce qui est écrit sur le rapport d’autopsie. Et c’est ce que le sergent Panis a dit.

- On- On ne pense pas qu’il a menti.

- Je… Non. Je ne vous dis pas que le sergent Panis ment, je dis que ce n’est pas possible. »

Antoine enfonça son visage dans sa poitrine et Daniel se rapprocha de lui. Ils s’inquiétaient de plus en plus que le fantôme ne s’emporte, dans son déni de la situation, mais il n’en fit rien. Pas de tremblements, pas de lumières vacillantes, pas non plus de visage flou. En réalité, son expression entière restait calme comme tout son corps.

« Écoutez, j’ai des trous de mémoire, j’en suis bien conscient, mais je ne vois aucune raison qui m’aurait poussé à commettre un tel acte.

- A- Alors… Vous pensez que l’auto- que l’autopsie a été mal faite ?

- J’en suis persuadé ! Jamais, je peux vous l’assurer, je ne ferais ça !

- V- Vous en êtes sûr ?

- Si je peux être sûr d’une chose, c’est bien de celle-ci ! »

Les cousins ne surent pas quoi répondre à cela. Le sergent leur avait bien parlé de manipulation des autopsies quand il leur avait montré celle-ci, mais aussi bien et surtout pour le cas de Earl Bailey. Si Donatien pouvait affirmer à ce point qu’il ne mettrait jamais fin à ses jours de quelque façon que ce soit, ça ne pouvait pas signifier une bonne chose du tout.

« Donc l’autopsie a été mal-faite. » répéta Antoine d’une petite voix, mais sur le ton de l’affirmation à présent.

- Je ne vois aucune autre possibilité à cela.

- Mais ça v- ça voudrait dire qu’il y a un médecin à Los Santos qui a fait ça !

- Et ça voudrait aussi dire que ce n’était pas un accident… et que vous avez été assassiné, monsieur Donatien.

- Eh bien oui ! C’est la seule… la seule… possibilité… »

Donatien se figea alors, le regard perdu dans le vide, puis son visage devint complètement blanc et il se laissa tomber sur le lit, comme si son corps était toujours physique, l’air absent, semblant incapable d’admettre cette possibilité qui s’imposaient à eux.

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