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Fandom:
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Language:
Français
Series:
Part 4 of RPZ tober 2025
Stats:
Published:
2025-10-12
Words:
662
Chapters:
1/1
Comments:
8
Kudos:
10
Hits:
33

Il est trop tard pour faire attention quand le mal est arrivé.

Summary:

C'est vingt-deux heures, et il a quelque chose à faire.

Il neige toujours dehors, la ville est étrangement calme sous ce drap blanc. Les lumières scintillent au loin alors que Twain sort une moto.

Notes:

Hello ! Une nouvelle fic pour le RPZtober ! c'est le jour 12 et j'ai choisit le thème funérailles !

TW! deuil, alcool

Work Text:

MT est seul. Tout le monde est reparti dans une ambiance lourde, et même si Marcello et Liam sont dans le bâtiment en face, MT est seul. Il pense à la mort. À tous ses frères et sœurs perdues ces dernières semaines. Aucune personne sur terre ne devrait perdre sa famille ainsi.

C'est la mort de Yann qui lui a rappelé tout ça. Et maintenant, il se sent con de ne pas avoir remarqué. Deux semaines qu'il croupit dans l'eau, mangé par les poissons, bercé par les vagues. Une mort qui vient alourdir le deuil de MT. Il ne peut pas laisser Yann partir comme ça. À qui manquerait-il ? Il n'a jamais vraiment parlé de sa famille en Bretagne. Il a mentionné quelques noms que MT a aussitôt oubliés. Et puis ici, à Los Santos, il s'était fait plus d'ennemis que d'amis.

Le miroir renvoie une étrange image du visage de Twain. À l'instant, il ne pense plus trop à Yann. Il se demande si la fille qui travaillait pour lui, Lucie, est aussi morte. Il se tâte à demander des infos au vieux docteur Maison.

 

Il finit par se dire qu'il verra demain.

 

C'est vingt-deux heures, et il a quelque chose à faire.

 

Il neige toujours dehors, la ville est étrangement calme sous ce drap blanc. Les lumières scintillent au loin alors que Twain sort une moto. Il resserre la veste sur ses épaules et souffle sur ses mains pour les réchauffer avant d'enfiler des gants. La route est longue et calme. La neige ne camoufle pas seulement le bitume, mais aussi les bruits ambiants. Twain se sent presque heureux que le calme soit si présent ce soir.

À mi-chemin, il s'arrête dans une supérette pour acheter deux bouteilles de bière. Puis, il reprend sa route jusqu'à arriver aux bouts des docks. Il n'a techniquement pas le droit d'être là, mais il connait des chemins. Des routes que ses aînés lui ont montrées il y a des années et qui n'ont jamais changé. Sa moto est arrêtée non loin de lui alors qu'il sort les deux cannettes de bières du sac en plastique fournit par la vendeuse.

Il s'assoit là, les jambes pendues au-dessus de l'eau frémissante. Une force de la nature qui ne peut que frapper, et frapper sans fin alors que son chemin croise la structure en béton. Il ouvre une première bière qu'il pose ensuite à côté de lui, puis ouvre la deuxième.

Il l'observe un instant avant de la lever vers l'océan, comme pour faire un toast avec elle.

"Je t'ai pris une bière. J'sais pas si c'est ce que vous buvez en Bretagne. En fait j'sais même pas si tu buvais, mais j'espère que ça te plaît."

Yann n'a plus de voix pour lui répondre quelque chose d'idiot comme il savait si bien le faire. Alors Twain boit sa bière seul, le remous des vagues comme seul ami. Parfois il brise lui-même le silence, comme pour faire le discours auquel Yann aurait pu avoir le droit s'il n'était pas mort dans l'indifférence de tous.

"T'étais un type sacrément bizarre. Tu savais jamais quand la fermer, tu faisais que t'attirer des ennuis. t'étais même incapable de retenir mon nom. Franchement, c'est à se demander comment t'as réussi à devenir aussi vieux."

Yann n'avait pas de tombe, Twain ne savait même pas ce que la police allait faire de son corps après l'enquête, alors il se confiait à l'océan plutôt qu'à une pierre tombale. Il finit sa bière seul, celle de Yann est toujours pleine. Alors, il reste un instant, comme si elle allait finir par se vider. Il finit par se lever, il s'adosse à sa moto, le regard toujours figé vers l'océan. Il sort une clope qu'il allume. "Pour Yann" dit-il avant de commencer à fumer.

La lune brille et surplombe la ville enneigée. Le calme englobe toujours Twain, il se sent presque libre, ici seul et entouré par un vide qui ne sera jamais comblé.

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