Actions

Work Header

Changements et Courage

Summary:

Adrien en a marre de toujours faire des efforts alors que son père ne semble pas se soucier de lui, Nathalie n’a plus envie de se battre contre des enfants et Marinette veut faire confiance à son partenaire.

Notes:

Salut tout le monde ! C’est ma première fanfiction Miraculous et j’en suis assez fière ! Je ne sais pas quand je vais publier le prochain chapitre mais ce sera sûrement dans moins de deux semaines.

Chapter 1: Déception

Notes:

(See the end of the chapter for notes.)

Chapter Text

Adrien redressa rapidement la tête en entendant la porte de la salle à manger s’ouvrir. Nathalie entra seule et il essaya de se convaincre que son père était simplement en retard, qu’il allait arriver dans quelques minutes. Gabriel lui avait promis qu’il viendrait manger avec lui ce soir et Adrien refusait d’admettre que c’était, encore une fois, une promesse vide de sens.

— Bonjour Nathalie, salua Adrien alors que cette dernière s’approchait. Je suppose que père a soudain été inspiré et donc qu’il ne pourra pas me rejoindre pour le repas aujourd’hui…

Nathalie poussa un soupir fatigué avant de secouer lentement la tête. Adrien ne put s’empêcher d’être déçu mais se força à ne pas protester, remarquant qu’elle avait l’air complètement épuisée. Elle ne méritait pas qu’il expulse sa frustration sur elle.

Il pouvait voir qu’elle était tendue comme si elle essayait d’empêcher sa posture de s’affaisser. Ses doigts semblaient aussi douloureusement serrés sur sa tablette pour qu’ils ne tremblent pas. 

Quelqu'un la connaissant moins bien ne l’aurait pas remarqué, mais comme Adrien ne se souvenait pas d’un moment de sa vie sans Nathalie, il sentait que quelque chose n’allait pas. 

Son père et Nathalie essayaient de le lui cacher mais il n’était pas aussi inconscient qu’il en avait l’air. Les symptômes de Nathalie étaient presque exactement les mêmes que ceux que sa mère avait quelques mois avant sa disparition. Ce fait terrifiait Adrien plus qu’il ne voulait l’admettre.

— Ton père ne pourra malheureusement pas te rejoindre pour le repas mais il a quelque chose dont il voudrait discuter avec toi dans son bureau, déclara Nathalie en détournant le regard, ses yeux se posant partout sauf sur Adrien. 

Adrien se sentit brièvement optimiste en apprenant que son père voulait lui parler mais le langage corporel de Nathalie lui fit comprendre que ce n’était pas une bonne chose. Il se leva silencieusement avant de pousser un soupir.

— C’est au sujet de ma performance pendant le dernier tournoi d’escrime, supposa-t-il en fermant brièvement les yeux.

Je n’ai obtenu la troisième place que parce qu’il y avait eu une attaque Akuma la nuit d’avant, donc je n’avais presque pas dormi. J’aurais fait beaucoup mieux si j’avais été bien reposé, pensa Adrien en essayant de sourire à Nathalie. 

Cette dernière soupira avant d’acquiescer, confirmant que Gabriel ne l’appelait dans son bureau que pour le réprimander. Adrien eut envie de pleurer mais il se mordit juste un peu la lèvre avant de prendre une profonde inspiration.

— Aucune chance que je puisse juste sauter par la fenêtre pendant que tu lui fais croire qu’il n’a pas de fils ? demanda Adrien, ne plaisantant qu’à moitié.

Je ne veux vraiment pas lui parler si c’est juste pour me faire crier dessus, pensa-t-il en baissant les yeux.

Il sentit Plagg remuer légèrement dans sa poche, signe qu’il approuvait ce plan, mais Nathalie secoua la tête en lui adressant un sourire sec avant de commencer à marcher vers le bureau de Gabriel, suivie par Adrien.

— Malheureusement, même moi je ne suis pas assez convaincante pour lui faire croire que tu n’es qu’une hallucination collective, soupira-t-elle, semblant réellement désolée.

— Bah, ça valait le coût de demander, souffla Adrien en traînant les pieds.

Peut-être que si je me laisse réprimander sans rien dire, il voudra bien venir manger avec moi après ? songea-t-il, essayant d’être optimiste.

Nathalie ralentit aussi en poussant un soupir audible alors qu’ils arrivaient dans le couloir du bureau de Gabriel.

— Bonne chance, dit-elle en lui faisant signe d’avancer sans elle. Je dois te laisser maintenant, j’ai encore beaucoup de travail à faire.

Adrien fronça les sourcils en remarquant les cernes sous les yeux de Nathalie. Il pouvait voir qu’elle avait essayé de les cacher avec du maquillage mais il connaissait assez bien ce genre de technique pour reconnaître quand quelqu’un les utilisait.

Père ne devrait pas la faire travailler autant ! pensa-t-il en serrant légèrement la mâchoire. Je sais que Nathalie est géniale mais au moins la moitié de son travail pourrait être géré par quelqu’un de moins compétent sans que ça cause de vrais problèmes ! Surtout qu’elle passe toujours une partie de ses journées à me surveiller alors que je suis presque sûr que ce n’est plus dans son contrat maintenant que je vais à l’école publique !

— Merci de m’avoir accompagné jusqu’ici, Alie, souffla Adrien en lui souriant faiblement.

Il savait qu’elle aurait très bien pu retourner travailler immédiatement après lui avoir annoncé que son père voulait le voir, ce n’était pas comme s’il allait se perdre dans sa propre maison. Il était reconnaissant pour son geste de soutien silencieux.

Nathalie acquiesça avant de lever sa main comme pour toucher la joue d’Adrien avant de changer d’avis, la posant plutôt sur son épaule à la place.

— Tu devrais te dépêcher, ton père sera mécontent si tu es en retard, déclara-t-elle en détournant le regard.

— Il ne faudrait pas le contrarier, acquiesça Adrien, se sentant inexplicablement irrité mais le cachant bien. 

Nathalie sourit très légèrement avant de redevenir impassible, ce qui dérangea Adrien. Il aimait la voir se détendre mais cela semblait arriver de moins en moins ces derniers mois, même quand ils étaient seuls ensemble.

Parfois, je n’arrive pas à croire à quel point Alie travaille dur, c’est fou ! J’aimerais qu’elle ait plus de temps libre mais elle le passe juste avec père, donc ça ne change presque rien de toute façon…

Adrien soupira avant d’entrer dans le bureau de son père. Ce dernier ne prit pas la peine de lever les yeux des papiers qu’il était en train d’inspecter, ce qui rendit Adrien mal à l’aise. Il resta silencieux pendant presque une minute avant de se racler la gorge, essayant d’attirer l’attention de Gabriel.

Celui-ci, ayant l’air irrité, tourna immédiatement son regard vers Adrien.

— Je suis occupé, Adrien. Soit patient et arrête de gigoter, c’est irrespectueux, réprimanda-t-il froidement avant de se concentrer sur ses papiers. Et ferme la porte, veux-tu ?

Adrien baissa les yeux vers le sol et résista à l’envie de se mordre la lèvre avant de se tourner pour fermer la porte, ne sachant pas s’il se sentait honteux ou irrité.

Son père arrivait toujours à le faire se sentir plus insignifiant qu’il ne l’était en réalité, comme s’il aspirait toute sa confiance et personnalité juste en étant dans la même pièce. Et pourtant, Adrien ne pouvait s’empêcher de revenir à chaque fois qu’il était appelé, espérant contre toute attente que cela changerait.

Parfois, il jurerait pouvoir voir l’homme que son père était avant la mort de sa mère mais cela ne durait jamais plus de quelques secondes. Il commençait à penser que ce n’était que son imagination ou même pire, des manipulations que Gabriel utilisait pour qu’Adrien ne cesse jamais d’espérer.

Il se força à sortir de ses pensées en réalisant que sa gorge commençait à se serrer. Il ferma les yeux et prit une profonde inspiration avant de commencer à penser à la discussion qu’il avait eue avec Alya plus tôt ce jour-là au sujet des meilleurs moments de Ladybug et Chat Noir.

Il ne pouvait pas se permettre d’attirer un Akuma. 

Je sais que les gens sont encore pas mal inquiets après l’attaque de Miracle Queen il y a quelques semaines. Je suis heureux de voir que Alya semble se sentir mieux, pensa Adrien en se détendant légèrement. Avec un peu de chance, ça veut dire qu’elle va recommencer à poster des théories amusantes et des compilations de bêtises sur le Ladyblog. Ça aiderait vraiment à remonter le moral de Paris ! Je devrais m’assurer qu’elle surprenne Chat Noir en train de faire un truc ridicule comme essayer de jongler avec des patates, ça devrait aider !

Il rouvrit les yeux et attendit patiemment que Gabriel accepte de lui parler, se sentant plus calme mais toujours tendu. Il mit une main dans la poche de son pantalon, frottant doucement la tête de Plagg pour sentir son soutien.

Père va évidemment me réprimander pour ma performance mais ce n’est pas comme si c’était de ma faute. Si Papillon n’avait pas envoyé d’akuma pendant la nuit, j’aurais sûrement été au moins à la deuxième place, peut-être même à la première si j’avais réussi à battre Kagami, pensa Adrien, se préparant mentalement.

Il pouvait deviner ce que son père allait dire mais il savait que ça ne rendait pas ses critiques plus faciles à entendre. Parfois, il arrivait à se convaincre que Gabriel avait tort mais c’était toujours plus difficile quand il était seul avec lui, loin de ses amis.

— Adrien, je suis extrêmement déçu de ta performance ces dernières semaines, déclara Gabriel, sortant Adrien de ses pensées. Tu as été distrait pendant plusieurs photoshoots et tes notes n’étaient pas ce que l’on attend d’un Agreste.

Adrien se tendit immédiatement en portant son attention sur son père. Il se redressa et résista à l’envie de fermer les yeux en voyant le visage mécontent de Gabriel. Il déglutit en baissant la tête, comprenant que son père voulait qu’il réponde.

— Je suis désolé, père, dit-il doucement sans le regarder dans les yeux. Je n’ai pas bien dormi à cause des attaques akuma qui ont eu lieu dans le quartier ces dernières nuits.

Il entendit son père prendre une profonde inspiration rapide et comprit immédiatement qu’il n’avait pas dit ce qu’il fallait.

— N’ose pas blâmer quelque chose hors de notre contrôle pour tes échecs ! Ce n’est pas raisonnable et je refuse d’élever un fils qui ne prospère que quand tout est de son côté, déclara Gabriel, la voix pleine d’irritation froide. Et regarde-moi dans les yeux, veux-tu !

Adrien leva les yeux comme s’il avait été électrocuté, se sentant irrité malgré la honte qui lui tordait l’estomac.

Rien n’est jamais de mon côté et je me débrouille très bien normalement ! Mais excusez-moi de ne pas être au top de ma forme parce que j’ai à peine dormi plus de 2 heures par nuit cette semaine ! pensa-t-il en essayant de cacher ses émotions derrière un masque d’impassibilité. 

Gabriel le regarda silencieusement dans les yeux jusqu’à ce qu'Adrien ne puisse plus le supporter. Il dirigea son regard vers le front de son père, surpris de réaliser qu’il n’avait plus besoin de lever la tête pour faire cela.

— Tu es privé de sortie pour les deux prochaines semaines, ces camarades de classe avec qui tu passes ton temps sont clairement des mauvaises influences. Je m’attends à ce que tes notes s’améliorent ou je serai obligé d’augmenter tes leçons particulières, déclara Gabriel avant de se reconcentrer sur ses papiers, comme si Adrien était complètement insignifiant.

Celui-ci se sentit soudain furieux et il avança vers Gabriel sans réfléchir.

— Est-ce que ça te tuerait de faire attention à ce que je te dis pour une fois ?! cracha-t-il en posant fermement sa main sur le bureau de Gabriel. Mes amis ne sont pas le problème, ce sont ces foutus akumas qui m'empêchent de dormir ! Je suis épuisé, merde ! Ce ne sont pas plus de leçons qui vont aider les choses ! J’espérais qu’on puisse parler comme des gens raisonnables autour d’un repas ce soir mais apparemment, c’est impossible pour toi !

Gabriel leva immédiatement les yeux pour regarder Adrien avant de se lever brusquement, semblant furieux. Il attrapa la main de Adrien que ce dernier venait de retirer du bureau et serra fort son poignet, ses yeux assombris par la colère.

— Tu ne me parles pas comme ça, Adrien ! Je m’attendais à mieux de toi ! Cette attitude est indigne d’un Agreste, tu as clairement besoin d’une leçon ! cracha Gabriel alors que Adrien essayait de se débattre hors de sa poigne. Et arrête de bouger !

Gabriel serra son autre poing et Adrien perdit soudain toute envie de se débattre malgré la panique qui lui faisait tourner la tête. Il avait des excuses sur le bout de la langue mais il ne dit rien, à moitié parce qu’il n’arrivait pas à suffisamment calmer son cœur pour parler mais aussi parce qu’il ne regrettait pas réellement ce qu’il avait dit.

— Père… souffla-t-il finalement en essayant de trouver la force de bouger.

Pourquoi je ne peux pas bouger ?! Je dois bouger ! pensa-t-il en se mordant la lèvre assez fort pour laisser une marque.

— Tais-toi, Adrien, à moins que ce soit pour expliquer ton comportement ! claqua Gabriel avant de le gifler. Va dans ta chambre et ne reviens pas me déranger avant d’avoir compris ce que tu as fait de mal ! Nous parlerons de ta punition demain !

Il lâcha le bras d’Adrien et celui-ci s’éloigna immédiatement de lui, quittant le bureau presqu’en courant. Il s’appuya brièvement contre le mur mais recommença à marcher vers sa chambre après quelques secondes, n’arrivant pas à demeurer immobile. 

Il posa sa main sur la joue que Gabriel avait frappée, se sentant complètement choqué même si ce n’était pas la première fois que ça arrivait.

Il avait promis qu’il ne le ferait plus… pensa Adrien en sentant des larmes se former sous ses paupières. Il avait l’air sincère la dernière fois, je pensais vraiment qu’il allait arrêter…

— Il n’était même pas ivre cette fois… marmonna-t-il d’une voix tremblante. 

Plagg apparut soudain devant lui, semblant absolument furieux. Les poings serrés et les yeux brillant d’une lueur surnaturelle. Adrien se souvint soudain qu’il était en présence de la créature qui avait détruit les dinosaures mais il se sentit seulement rassuré, sachant que Plagg ne lui ferait jamais de mal.

— Je vais cataclysmer ce connard, siffla ce dernier d’une voix dangereusement calme. 

Adrien baissa les yeux, se sentant étrangement touché, avant de secouer la tête.

— Non, tu ne peux pas, c’est une mauvaise idée… souffla-t-il en prenant Plagg dans ses mains, n’arrêtant jamais de marcher vers sa chambre. Je dois aller réfléchir à ce que j’ai fait de mal…

Ils arrivèrent dans la chambre d’Adrien et Plagg lui laissa le temps de s’asseoir sur son lit avant de se coller à sa joue, essayant de le rassurer.

— Tu n’as pas besoin de réfléchir, kitten. Tu n’as rien fait de mal, c’est l’autre tête de con qui est complètement fou, déclara Plagg d’une voix ferme et ancienne. Crois-moi, tu n’es pas mon premier utilisateur qui se fait traiter comme ça et je peux dire que ce qui s’est passé plus tôt n’était pas de ta faute.

— Je l’ai provoqué, contredit doucement Adrien en se frottant vigoureusement les yeux. J’aurais dû garder ma bouche fermée ! Si je ne lui avais pas crié dessus, ce ne serait pas arrivé !

— Ça, c’est des conneries pires que ce que racontait mon utilisateur le plus idiot et il passait la majeure partie de son temps complètement ivre ! s’exclama Plagg en roulant des yeux, ce qui fit légèrement sourire Adrien malgré lui. Plus sérieusement, gamin, le fait que tu ais crier n’est pas le problème. Au contraire, je suis plutôt fier de toi pour t’être enfin exprimé ! Bien sûr que personne n’aime se faire crier dessus mais ce n’est pas et ce ne sera jamais une excuse pour te frapper !

Adrien se sentit acquiescer, pas sûr de vraiment croire Plagg mais ne trouvant pas la force de protester. Surtout qu’il savait que ça allait juste les pousser à se disputer, ce qui n’allait le rendre qu’encore plus misérable à la fin. 

— Bon, j’en ai marre de tes histoires de sentiments ! cracha soudain Plagg en s’éloignant d’Adrien. Laisse-moi manger un peu de mon délicieux camembert puis tu pourras partir embêter ta lady, d’accord ?

Adrien le regarda avec surprise, sachant que Plagg n’aimait pas le transformer plus que nécessaire, avant de sourire légèrement. Il se leva, verrouilla rapidement la porte et attendit que Plagg ait fini de manger.

— Plagg, transforme-moi ! s’exclama Adrien dès que le kwami revint vers lui.

Il se sentit se détendre alors que la magie du miraculous s’installait jusque dans ses os comme une couverture chaude. Il n’attendit pas une seconde de trop avant de se jeter par la fenêtre, courant bientôt sur les toits de Paris sans hésitation.

Merci, Plagg ! J’en avais besoin ! pensa-t-il en sentant le vent ébouriffer encore plus ses cheveux. Je devrais peut-être laisser pousser mes cheveux, je parie que ce serait vraiment cool !

Il s’arrêta après quelques minutes, se demandant où il devrait aller maintenant.

Je pourrais aller à la Tour Eiffel mais ça risque d’attirer l’attention des gens et je ne suis pas d’humeur à interagir avec des fans, pensa-t-il avant de passer une main dans ses cheveux. Buginette est en train d’interagir avec des civils donc je ne peux pas la déranger et Princesse a dit qu’elle ne serait pas là aujourd’hui la dernière fois que je suis allé la voir, parce qu’elle va manger au restaurant avec ses parents… 

Il prit une profonde inspiration, sentant un nœud se former dans sa gorge. Il avait complètement oublié pourquoi il avait même demandé à son père de venir manger avec lui mais ça lui revenait d’un coup.

La dernière fois qu’il était allé voir Marinette, elle lui avait appris à faire les biscuits préférés de son père, même si elle avait insisté qu’ils étaient dégoûtants à cause du manque de sucre, et il avait passé presque deux heures à les faire seul dans la cuisine après être rentré de l’école, espérant pouvoir impressionner Gabriel.

Ils ont sûrement été jetés à la poubelle maintenant… pensa-t-il en fermant les yeux. Je les ai laissés sur la table, donc père va sûrement penser que j’allais les manger seul et autant de sucreries n’est définitivement pas autorisé par mon régime !

Il expira un souffle tremblant avant de recommencer à courir, restant dans l’ombre pour ne pas se faire voir par des civils. Il arriva finalement sur un toit de bâtiment que lui et Ladybug utilisaient quand ils avaient vraiment besoin de se détendre. 

C’était situé entre plusieurs autres bateaux plus ou moins abandonnés donc personne ne pouvait les voir. C’était un peu petit et la vue était nulle mais c’était vraiment bien quand ils avaient besoin de décompresser ou de crier sans personne pour les entendre. 

Il s’appuya contre un mur et se laissa glisser sur le sol avant d'ouvrir son bâton. Il envoya rapidement sa localisation à Ladybug, sachant qu’elle s’inquiéterait si elle voyait qu’il n’était pas allé la saluer alors qu’ils étaient tous les deux transformés.

On utilise vraiment cet endroit pour décompresser, du coup elle devrait comprendre que je ne me sens juste pas assez bien pour interagir avec les civils, pensa-t-il en soupirant. En plus, on a vraiment besoin d’avoir l’air d’être au top de notre forme si on veut que les habitants de Paris arrêtent de s’inquiéter après Miracle Queen…

Chat Noir savait que Ladybug n’allait sûrement pas décrocher son yoyo tout de suite si elle était en train de parler avec des civils mais il espérait qu’elle comprendrait que ça voulait dire qu’il aimerait bien avoir de la compagnie quand elle aurait fini sa patrouille.

Il ferma les yeux, pensant qu’il allait essayer de se reposer, mais son bâton bippa après seulement quelques secondes, signe qu’il avait reçu un message. Il se redressa immédiatement et sourit un peu en voyant que c’était Ladybug.

7:34 : Hey, Chaton ! Est-ce que ça va ? Je pensais que tu étais occupé aujourd’hui ?

Chat Noir se mordit la lèvre, ayant envie de recommencer à pleurer. Il avait dit à Ladybug qu’il n’irait pas patrouiller aujourd’hui parce qu’il avait un engagement, se sentant coupable parce que manger avec son père était sa propre idée mais il avait vraiment pensé que ça en vaudrait la peine. Il n’aurait pas dû être aussi naïf. Ladybug l’avait rassuré, disant que sa relation avec sa famille était plus importante qu’une patrouille mais il savait que ce n’était pas vrai, pas quand sa famille était comme ça.

Il prit une profonde inspiration et commença à écrire, sachant qu’il ne pouvait pas se permettre d’être égoïste.

7:36 : Salut, M’lady ! Ne t’inquiète pas pour moi. Je me suis juste disputé avec mon père donc le dîner a fini plus tôt !

Il regarda le message pendant un moment avant d’acquiescer pour lui-même. Il l’envoya et posa son bâton sur le sol.

Ça devrait faire l’affaire. Je lui aurais bien demandé de venir me voir mais je ne peux pas me permettre d’être égoïste. Paris à besoin d’elle, je peux attendre, pensa-t-il en respirant calmement. Ce n’est pas si grave, ce n’est pas comme si c’était la première fois que je me dispute avec père…

Il ferma les yeux en soupirant, fatigué mais sachant qu’il n’allait pas réussir à dormir avant un moment.

Notes:

J'espère que vous avez aimé ! Passez une bonne matinée/journée/soirée ! 😁👋
N’hésitez pas à me laisser un commentaire pour parler de quelque chose que vous avez apprécié ou si vous avez des critiques constructives à me donner !