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Language:
Français
Series:
Part 1 of los santos & cie
Stats:
Published:
2021-10-29
Words:
1,017
Chapters:
1/1
Comments:
3
Kudos:
22
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2
Hits:
179

latibule

Summary:

ils étaient tombés amoureux; c'était ainsi, c'était assez.

Work Text:

Kiddy est hypersomniaque.

 

Il ne l'avait pas toujours été, il s'entichait chaque jours de se balader dans les rues, marcher à droite à gauche, soupirer sous les incomparables tonnerres ensoleillés qu'il aimait tant. Rire sous les merveilles de son monde, la neige, la pluie. Boire sans arrêter, une bouchée de sa fumée et il repartirait. Il sourirait au monde entier. Quand il travaillait encore au bar, il aimait les autres. Il était aux extrêmes de la bienveillance, hyper-empathique, hypersomniaque. Une expérience à lui seul, il fallait le dire. Pourtant, Kiddy aimait dormir. Il voulait s'enrouler dans une couverture pour un siècle, un autre et encore un, jusqu'à la prochaine guerre, jusqu'aux mariages de ses frères et au jour où lorsqu'il ouvrira ses yeux, il ne se sentira pas seul dans son lit. Il n'était plus si sûr.

 

Parce qu'il est partit, et qu'il ne reviendra pas.

 

Son grand et fin lit, aux couleurs soie et tendresse. Dans lequel il se noyait chaque nuit,prenant encore un souffle de son odeur pitoyable. Il aimait son lit, il était immensément grand, peut-être autant que sa misère. Les draps étaient couleur amour, la couette sentait les larmes et les oreillers puait le malheur. Les cigarettes qui piétinait ses poumons endoctrinés par ce doux tabac, qui le rassurait quand il sentait que les pleurs montaient. Ce lit sentait beaucoup de chose, un monde à part entière : ce lit empestait la douleur.

 

Parce qu'il est partit, et qu'il ne reviendra pas.

 

Il avait fumé, une fois. Après son départ, dans les bras de ses amies. Elles qui le réconfortaient comme elles pouvaient. Et il y avait les autres hommes : il s'en méfiait, il se méfiait de leurs jugements, des regards des autres. Alors, il avait fumé, une autre fois. Et il n'avait plus sut s'arrêter, les paquets de cigarettes étaient devenu la décoration de sa maison, à chaque fois qu'il en allumait une, à son balcon, il se disait « au moins, je ne boit pas. » C'était vrai, il ne voulait pas. L'odeur et le goût de l'alcool le dégouttait, lui rappelant les soirs de beuveries où il ne dormait pas. Ou même s'il était terriblement amoureux, il se taisait, et souriait. Son sourire était un peu plus rare, dorénavant. Il se remettait à complexer. Ce bref écart entre ses dents qu'il l'empêchait de se sentir parfaitement bien. Ha, qu'il l'aurait cru. Kiddy West complexait.

 

Parce qu'il est partit, et qu'il ne reviendra pas.

 

Il avait froid, il tremblait chaque nuit : lorsque ses yeux papillonnaient, qu'il se recouchait oubliant encore une nuit ses devoirs. Il sentait sa peau se rafraîchir un peu plus. Comme un cadavre, comme si la mort peinait à venir le chercher, qu'elle préférait s'attaquer lentement à lui. Il mourait de froid, combien de couettes avait-il sur le dos ne suffisait toujours pas, même le chauffage lui procurait cette sensation. Plus rien ne l'aidait, il allait mourir de froid, dans son lit, dans son sommeil étouffant. Il s'endormirait à minuit, et se réveillerait à sept heure du soir. Et il aurait toujours aussi froid.

 

Parce qu'il est partit, et qu'il ne reviendra pas.

 

Il avait mentit, Kiddy n'aimait pas dormir. Mais il aimait encore moins le reste du monde aujourd'hui. Il devait oublier, laisser ses pensées se noyer entre ses larmes et sa haine, il devait pleurer tout son amour, il devait oublier. Il pleurerait plus, s'il n'oubliait pas. Il ne l'aimait pas, il le détestait, il le méprisait chaque heure de sa vie. Ha, ha. Il ment encore. Il est fou de lui, il l'aime comme un premier amour, il l'adore. Il lui manque, terriblement, il manque tout, même son incroyable bêtise. Il manque tout, son souffle et ses doigts, ses lèvres et son regards fiévreux contre le sien. Il manque tout, il lui manque si fort qu'il en pleure encore.

 

Parce qu'il est partit, et qu'il ne reviendra pas.

 

Il avait eu peur. Il le savait, il l'avait su, avant tout le monde. Sous une tempête de neige, il avait tout compris. Ses mains ne résonnaient plus, il le voyait. Ha, c'était pour ça. Kim lui avait attrapé les épaules, les filles s'étaient occupés d'écouter sa rage. C'était sa meilleure amie, celle qui l'écouterait toujours. Elle avait été là, prête à l'entendre pleurer. Et lui aussi, il l'écoutait quand elle n'en pouvait plus. Elle était la seule, qui savait pourquoi il dormait trop, elle l'entendait chaque fois. Quand il mettait un pied dehors, elle le prenait dans ses bras. Comme pour lui dire « Je suis fière de toi. ». Elle, elle savait, elle savait tout, s'il dormait c'était pour oublier, pour ne pas y penser.

 

Parce qu'il est partit, et qu'il ne reviendra pas.

 

Ils avaient dansés ensembles, tous les deux. C'était une nuit loin du monde, aucun spectateur, aucune lumière. Juste leurs mains, leurs corps qui tournaient dans une pièce près d'un balcon. Les belles couleurs de la ville, les amoureux qui tournent et tournent encore. L'air de rien, l'air de tout, l'air de s'aimer en silence. L'art. Ils étaient peut-être tombés ce soir là, du balcon, ils avaient chuté en dansant, mains dans les mains sous les lanternes d'une musique qui se balançait en fond. Il avait déjà eu peur à cette heure, il allait partir. Il le savait. Le balcon, ils s'étaient heurtés à lui, et, ils étaient passés par dessus bords. Tombant dans une mer de doutes. Kiddy dormait trop, depuis, il avait bu la tasse.

 

Parce qu'il était partit. Il ne reviendra pas.

 

Il se rappelait aussi. Cette soirée, la dernière, la pire. Il s'en souvient. Tout le monde partait, tout le monde abandonnait cette ville qu'ils avaient mis tant de temps à se conforter. Tout le monde acceptait ses défauts, se disaient les mots. Tout le monde s'aimait, cette nuit-là. Sauf eux. Il l'avait appelé, il avait mis son téléphone contre son oreille. C'est bon, c'était l'heure. Enfin, peut-être. Il se souvient, il n'avait jamais osé lui dire.

 

Et il ne lui avait pas dit.

 

L'appel avait coupé.

 

« Dit le, dit le ! » Il avait pleuré.

 

Didier était partit, et il ne reviendrait pas.

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